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Droit et protection des donnéesÉtat René HerzerCréé avec l’IA

France : RGPD, CNIL et IA

En France, l'IA relève du RGPD, complété par la loi « Informatique et Libertés ». La CNIL recommande d'exploiter de préférence en interne l'IA qui traite des données personnelles ou confidentielles, de lier les fournisseurs par un accord de traitement des données, d'évaluer les risques en amont et de former les collaborateurs. Pour les données de santé s'ajoute la certification HDS de l'hébergeur ; pour les données sensibles de l'État, SecNumCloud.

Quel droit s’applique à l’IA en France ?

Le règlement général sur la protection des données (RGPD) s’applique directement. La loi n° 78-17 « Informatique et Libertés » le complète, notamment pour les données de santé. Le contrôle relève de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Pour les systèmes d’IA s’ajoute le règlement européen sur l’IA (AI Act).

Dans deux domaines, la France a ses propres règles, qui vont au-delà du RGPD :

Domaine Règle Pour qui
Données de santé Quiconque les héberge pour le compte de tiers doit être certifié HDS Hôpitaux, cabinets, établissements médico-sociaux, leurs prestataires
Données sensibles de l’État Les services cloud doivent être protégés contre les accès depuis l’extérieur de l’UE, selon le référentiel SecNumCloud Ministères, administrations et établissements de l’État

Certification HDS → · SecNumCloud →

Que recommande la CNIL pour l’usage de l’IA ?

En juillet 2024, la CNIL a publié des questions-réponses sur l’utilisation de l’IA générative dans les organisations. Les points essentiels :

  • Partir d’un besoin : introduire l’IA pour une tâche précise, pas sans objectif.
  • Choisir le mode d’exploitation selon les données : pour des données personnelles ou des documents confidentiels, la CNIL privilégie en règle générale un déploiement en interne, car il réduit le risque que des données parviennent à des tiers. Un service cloud est possible, mais exige un accord de traitement des données qui règle les responsabilités et les accès ; hors de l’UE, des garanties supplémentaires pour le transfert.
  • Clarifier les rôles : savoir si le fournisseur est sous-traitant ou responsable conjoint du traitement relève du contrat. Quiconque connecte à l’IA ses propres documents contenant des données personnelles est lui-même responsable de ce traitement.
  • Évaluer les risques en amont : associer tôt le délégué à la protection des données (DPO) et, si nécessaire, réaliser une analyse d’impact relative à la protection des données (AIPD).
  • Règles et formation : définir les usages autorisés et interdits, par exemple dans une charte interne. Former les collaborateurs et toujours faire vérifier les réponses.
  • Pas d’entraînement avec vos données : dans la mesure du possible, s’opposer à la réutilisation des saisies par le fournisseur.

Depuis avril 2024, la CNIL publie pour les concepteurs de systèmes d’IA une série de « fiches pratiques IA », avec des recommandations portant par exemple sur la base légale, l’information des personnes concernées et la sécurité.

Qu’est-ce qui s’applique au secteur public en France ?

Comme en Allemagne, les administrations ont besoin d’une mission prévue par la loi comme base légale (art. 6, paragraphe 1, point e) du RGPD). Pour les données particulièrement sensibles des administrations et des établissements de l’État, l’art. 31 de la loi SREN impose des services cloud protégés ; un décret du 14 avril 2026 le met en œuvre. L’art. 31 ne vise pas les collectivités ; pour elles s’appliquent le RGPD et les recommandations de la CNIL. SecNumCloud →

Comment cela fonctionne-t-il avec basebox ?

En France, basebox propose uniquement le serveur, exploité par la DSI de votre établissement. Une certification HDS est prévue ; d’ici là, ni le cloud ni l’exploitation du serveur par basebox ne sont proposés en France, car une exploitation à distance avec accès aux données de santé serait une activité soumise à la certification HDS (certification HDS). Cela correspond à la voie que la CNIL privilégie en règle générale pour les données personnelles et confidentielles : l’IA tourne sur du matériel dans votre établissement, sur demande sans Internet, avec le modèle d’IA, les documents, les apps, les droits et les journaux. Notre partenaire matériel FAST LTA livre le serveur en France.

Pour votre examen, l’accord de traitement des données, les mesures techniques et organisationnelles ainsi que des modèles de registre des activités de traitement et d’analyse d’impact sont disponibles au téléchargement sur /sicherheit. L’interface et le support sont disponibles en allemand et en anglais, pas en français.

Pas un conseil juridique : cet article résume des recommandations de la CNIL ; elles n’ont pas valeur de loi, mais montrent ce qu’attend l’autorité de contrôle. En octobre 2026, les compétences pour l’application du règlement européen sur l’IA en France n’étaient pas encore fixées par la loi. Recherches à jour au 11 octobre 2026.

Questions fréquentes

Le droit de la protection des données est-il différent en France et en Allemagne ?

Pour l'essentiel, non. Le RGPD s'applique directement dans tous les États de l'UE. La France le complète par la loi n° 78-17 « Informatique et Libertés », par exemple pour les données de santé. L'autorité de contrôle compétente est la CNIL.

Quelle autorité contrôle l'application du règlement européen sur l'IA en France ?

Au 11 octobre 2026, la question n'était pas encore définitivement tranchée. En septembre 2025, le gouvernement a présenté un projet dans lequel la CNIL est compétente pour de nombreux domaines d'usage ; il nécessite une loi. Vérifiez l'état actuel.

basebox propose-t-il l'interface en français ?

Non. L'interface et le support sont disponibles en allemand et en anglais.

Sources

  1. CNIL : les questions-réponses de la CNIL sur l'utilisation d'un système d'IA générative (18 juillet 2024) ↗
  2. CNIL : les fiches pratiques IA (recommandations pour le développement de systèmes d'IA) ↗
  3. CNIL : IA, premières recommandations sur le développement des systèmes d'intelligence artificielle (8 avril 2024) ↗
  4. Ministère de l'Économie (DGE) : les autorités compétentes pour la mise en œuvre du règlement européen sur l'intelligence artificielle (9 septembre 2025) ↗
  5. Règlement général sur la protection des données (EUR-Lex) ↗

Cet article a été créé avec l’aide de l’IA, sur la base des sources citées. Responsable du contenu : basebox GmbH. Ceci n’est pas un conseil juridique, aucune responsabilité. État de la recherche : 11 octobre 2026.

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